Une action caritative à Bordeaux, ça peut prendre mille formes. La nôtre sent la farine et le basilic frais. Mercredi dernier, l’équipe de Nennella Mia a débarqué chez Maison Lazare — cette maison fraternelle qui accompagne des personnes en situation de précarité — avec un objectif simple : partager un atelier pizza solidaire et les gestes de la pizza napolétana. Pas de grandes théories sur l’insertion. Juste des mains dans la pâte, des sourires timides qui s’élargissent, et cette conviction chevillée au corps que la cuisine rapproche. Vraiment. On vous raconte cette matinée particulière, entre levain voyageur et humanité retrouvée.
Action caritative à Bordeaux : chez Maison Lazare, on pétrit l’espoir
Il y a des matins où la farine a un autre goût. Plus dense. Plus vrai. Mercredi dernier, on a poussé la porte de Maison Lazare — cette maison fraternelle qui accueille des personnes en situation de précarité à Bordeaux — avec nos sacs de farina, notre levain voyageur et, soyons honnêtes, une petite boule au ventre. Parce qu’on ne savait pas trop à quoi s’attendre. Et c’est peut-être ça, le plus beau.
Pourquoi Nennella Mia s’engage — et avec qui, exactement ?
Ça fait cinq ans qu’on raconte Naples depuis notre pizzeria bordelaise. Cinq ans à défendre une cuisine de quartier, généreuse, sans chichi. Mais voilà — la pizza, ce n’est jamais qu’une affaire de four. C’est un prétexte. Un trait d’union. Quand l’équipe de Maison Lazare nous a contactés pour organiser un atelier pizza solidaire, la réponse a fusé : « On arrive. » Pas de réunion stratégique. Juste l’évidence. Parce que là-bas, des hommes et des femmes reconstruisent leur vie, jour après jour, dans un cadre bienveillant. Et nous, on sait faire une chose : transmettre des gestes simples qui réchauffent.
Une rencontre simple, conviviale, autour d’un four et de sourires
Le local sent le café du matin. Une grande table en bois. Des regards curieux — un peu timides, aussi. On installe les plans de travail. Semoule fine, bassines d’eau tiède, sel de Guérande. Tout est prêt. Pour les curieux, on a détaillé nos ingrédients de la pizza napolitaine — simples, précis, efficaces. Et là, quelque chose se passe. Un monsieur s’approche, les mains dans les poches : « J’ai jamais fait ça. » Moi non plus, la première fois. On apprend tous un jour.
Atelier pizza convivial : farine, levain, et mains solidaires
Naples, c’est une ville où l’on parle avec les mains. Où le geste précède souvent la parole. Dans les ruelles des Quartieri Spagnoli — là où ma grand-mère achetait ses pomodorini —, j’ai vu des gamins de huit ans étirer une pâte mieux que certains chefs étoilés. Question de feeling. De répétition. De transmission. C’est exactement ce qu’on a voulu recréer ce matin-là.
Mercredi, 10h : on lance la pâte — tempo napolitano
Première étape : oublier la montre. La pâte napolitaine, elle a son propre rythme. Lent. Patient. On mélange. On pétrit. On attend. « C’est vraiment aussi long ? » demande Fatou, les bras déjà farinés jusqu’aux coudes. Oui. Et c’est là toute la magie. Pendant que la pâte repose, les langues se délient. On parle de tout. De rien. Des pizzas préférées. Des souvenirs d’enfance. Du quartier.
De la boule au bonheur : gestes transmis, dignité respectée
Former une boule parfaite, ce n’est pas compliqué. C’est précis. Rotation du poignet, pression légère, surface lisse. Chacun essaie. Rate. Recommence. Et peu à peu, les boules s’alignent sur le plan de travail — toutes différentes, toutes belles à leur manière. Personne ne juge ici. On encourage. On montre. On refait ensemble si besoin. Parce qu’un atelier convivial, c’est ça : un espace où l’erreur n’existe pas.

Bordeaux, quartier vivant : quand la pizza devient lien social
On oublie parfois que Bordeaux, derrière ses façades impeccables, cache des réalités contrastées. Des solitudes. Des parcours cabossés. Mais aussi une solidarité qui ne fait pas de bruit — celle des associations de terrain, des bénévoles discrets, des initiatives comme celle-ci. Notre action caritative à Bordeaux, elle ne prétend pas révolutionner quoi que ce soit. Elle propose juste un moment. Authentique. Partagé.
Des histoires partagées — une saveur de maison retrouvée
Karim me raconte qu’il n’a pas cuisiné depuis trois ans. « Avant, je faisais des tajines pour toute la famille. » Sa voix se voile un peu. Puis il sourit en étalant sa pâte — maladroitement, tendrement. À côté, Sophie (bénévole depuis deux ans à la Maison Lazare) découpe des tomates San Marzano avec une application touchante. Chaque geste raconte quelque chose. Et la cuisine, vous savez, elle écoute tout.
Petites victoires : chacun sa pizza, chacun sa fierté
Midi approche. Les premières pizzas sortent du four — croûte dorée, mozzarella qui file, basilic frais — la classique pizza Margherita en tête, forcément. Le silence dure une seconde. Puis les applaudissements. Ce n’est pas grand-chose, une pizza réussie. Et pourtant. Voir le visage de Mohamed s’illuminer devant SA création — celle qu’il a pétrie, garnie, enfournée lui-même —, ça vaut tous les discours sur l’insertion par l’alimentation.
Avec Maison Lazare, on fait plus que nourrir — on tisse
L’équipe de la maison fraternelle fait un travail remarquable. Pas spectaculaire. Remarquable. Accueil inconditionnel. Accompagnement sur-mesure. Et cette philosophie qu’on partage : respecter les gens, tout simplement. Notre collaboration s’inscrit dans cette logique — anti-gaspi, produits de saison, circuits courts. La cucina che parla, comme on dit chez nous.
Saisonnalité, anti-gaspi, respect : la cucina che parla
Pour cet atelier, on a apporté des légumes de producteurs locaux. Des fins de marché, parfois. Pas moins bons — différents. Une courgette un peu tordue devient une garniture parfaite. Un poivron trop mûr se transforme en coulis onctueux. Rien ne se perd. Tout se transforme. Naples m’a appris ça : la vraie cuisine populaire, c’est celle qui sublime ce qu’on a.
Sécurité, bienveillance, et un coup de main pour tous
On travaille dans un cadre sécurisé — hygiène irréprochable, consignes claires. Mais surtout : zéro pression. Chacun avance à son rythme. Une dame préfère observer ? Perfetto. Un autre veut tout essayer d’un coup ? On gère. L’important, c’est que tout le monde reparte avec quelque chose. Un savoir-faire, peut-être. Une fierté, sûrement.

Envie de participer à la prochaine action caritative à Bordeaux ?
On remet ça. Bientôt. Parce que ce genre de matinée, ça crée une addiction — la bonne. Celle qui donne envie de recommencer, d’inventer d’autres formats, d’ouvrir plus grand les portes. Si vous êtes sensibles aux projets solidaires, si la convivialité vous parle, si vous pensez que la pizza peut (vraiment) rapprocher les gens… alors on vous attend.
Bénévoles, partenaires, voisins — la porte est ouverte
Pas besoin d’être expert en pâte napolitaine. Ni d’avoir du temps à revendre. Juste l’envie de donner un coup de main. De sourire. D’écouter, parfois. Nennella Mia cherche des bonnes volontés pour les prochains ateliers. Associations, entreprises, particuliers — on étudie toutes les propositions. Sérieusement.
Écrivez à Nennella Mia, passate a salutarci
Un mail suffit. Ou mieux : passez nous voir. On vous offrira un caffè — et on parlera de la suite. Parce qu’il y aura une suite. C’est promis.
Cet atelier pizza, simple et convivial — un souvenir qui réchauffe
En rangeant le matériel, je repense à ma nonna. À sa cuisine minuscule de Forcella, à Naples. À ces après-midis où les voisines débarquaient sans prévenir, et où on improvisait des pizze fritte avec ce qu’il restait dans le frigo. L’abondance n’était pas le sujet. La présence, oui. Ce mercredi bordelais avait exactement cette saveur-là.
Grazie a tutti : on repart le cœur plein, la pâte sous les ongles
Merci à l’équipe de Maison Lazare. Aux résidents qui nous ont fait confiance. À Sophie, Fatou, Karim, Mohamed — et tous les autres. Vous nous avez donné bien plus qu’une matinée : un rappel. Que la cuisine, la vraie, celle qui compte, ne se mesure jamais en étoiles.
Et si on recommençait — presto, insieme ?
La prochaine date arrive. Vous serez là ? En attendant, si vous voulez découvrir notre savoir-faire napolitain dans un cadre plus classique — mais tout aussi chaleureux — venez goûter nos pizzas à la pizzeria.
Réservez votre table 🍕

Cette action caritative à Bordeaux restera gravée. Pas pour les photos ou les statistiques — on s’en fiche, honnêtement. Mais pour ces regards qui changent quand une pizza sort du four. Pour Karim qui retrouve le goût de cuisiner. Pour Mohamed, fier comme un artisan napolitain devant sa création. Maison Lazare nous a ouvert ses portes ; on y a laissé un peu de farina et beaucoup de cœur. La suite ? Elle s’écrit ensemble. Bénévoles, curieux, partenaires — vous êtes les bienvenus. Écrivez-nous via le contact, passate a salutarci, on parle mieux autour d’un caffè.






